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Montmartre : le village des artistes
Le village de Montmartre : butte, place du Tertre, vignoble et ruelles, le guide pour visiter le quartier des artistes au-dessus de Paris, du matin au soir.

Il y a, dans Paris, des quartiers que l’on traverse et un seul que l’on gravit. Montmartre se mérite. On y monte par des escaliers qui coupent le souffle, on débouche sur une place où des peintres travaillent encore, et l’on comprend soudain pourquoi cette butte a fixé tant d’artistes au fil des décennies. À 130 mètres au-dessus de la ville, le 18e arrondissement garde des airs de village qui aurait refusé de devenir tout à fait parisien.
Ce qui frappe d’abord, c’est le contraste. La foule du parvis du Sacré-Cœur d’un côté, le silence de la rue de l’Abreuvoir à deux pas de l’autre. Montmartre se vit à deux vitesses, et c’est en connaissant la seconde que l’on en saisit le charme. Voici comment l’habiter, et non seulement le visiter.
Où trouver la plus belle vue sur Paris ?
Le Sacré-Cœur domine tout. Sa blancheur de pierre calcaire, qui se ravive à chaque pluie, se voit de loin dans Paris, mais c’est depuis ses marches que la ville se déploie le mieux. Au lever du jour, avant les cars, le parvis appartient encore aux riverains et aux coureurs.
Pour la vue, quelques repères tenus par les habitués :
- Les marches de la basilique tôt le matin, quand la brume flotte encore sur les toits.
- Le square Louise Michel en contrebas, pour la montée en perspective.
- Le réservoir de Montmartre et les terrasses discrètes de la rue du Chevalier-de-la-Barre, moins fréquentées.
Place du Tertre et les peintres
Cœur historique du vieux village, la place du Tertre garde sa tradition de portraitistes et de paysagistes installés sous les arbres. L’endroit est devenu touristique, mais l’âme y subsiste pour qui vient hors saison ou en fin de journée, quand la lumière baisse et que les chevalets se replient.
Tout autour, l’église Saint-Pierre de Montmartre, l’une des plus anciennes de Paris, rappelle que la butte fut une abbaye bien avant d’être un atelier. Le musée de Montmartre, installé dans la plus vieille maison du quartier, où vécurent Renoir puis Suzanne Valadon, raconte cette filiation mieux qu’aucun guide.
Le vignoble et les derniers moulins
Peu de Parisiens le savent : Montmartre possède sa vigne. Le Clos Montmartre, planté sur le versant nord, produit chaque automne une cuvée confidentielle célébrée lors de la Fête des Vendanges, en octobre. C’est l’un de ces vestiges champêtres qui rappellent la butte d’avant la ville.
Plus haut subsistent les derniers moulins, le Moulin de la Galette et le Radet, témoins du temps où des dizaines d’ailes tournaient ici. Renoir en fit un tableau, le quartier en a gardé le nom et la silhouette.
Où flâner entre ruelles et escaliers ?
C’est dans ses rues que Montmartre se livre. La rue de l’Abreuvoir, bordée de maisons basses dont l’une, rose, est restée célèbre, descend en courbe vers des jardins suspendus. La rue Lepic serpente entre commerces de bouche et façades anciennes, jusqu’au célèbre café croisé au cinéma. Plus bas, les vignes de la rue Saint-Vincent et la villa Léandre, impasse pavée aux airs de Londres, offrent un calme rare.
Quelques itinéraires pour s’y perdre avec méthode :
- Monter par la rue Foyatier et ses escaliers, redescendre par la rue Lepic.
- Suivre la rue Cortot et la rue Saint-Rustique, l’une des plus anciennes voies de la butte.
- Gagner le versant sud, plus secret, par l’avenue Junot et la place Dalida, où une statue veille sur la chanteuse qui vécut là.
Que reste-t-il de l’héritage bohème ?
Montmartre fut l’atelier de Paris. Picasso et ses amis travaillèrent au Bateau-Lavoir, Renoir peignit la guinguette du Moulin de la Galette, Dalida fit du quartier sa maison. Toulouse-Lautrec, Modigliani, Van Gogh y croisèrent leurs trajectoires. Cet héritage n’est pas un décor figé : il vit encore dans les ateliers d’artistes, les galeries et les cafés qui n’ont rien perdu de leur faconde.
Les terrasses du bas de la butte, autour des Abbesses, gardent cet esprit de quartier. On y prend un café sans façon, on y entend parler le Montmartre d’aujourd’hui, celui des habitants plus que des visiteurs.
Comment vivre Montmartre au quotidien ?
Habiter la butte, c’est accepter ses pentes et savourer ses respirations. Le marché, les commerces de la rue des Abbesses, les jardins cachés derrière les portes cochères composent un art de vivre à part, presque provincial, à dix minutes des Grands Boulevards. La clé est de connaître les heures creuses et les passages que la foule ignore.
Un concierge dédié qui connaît Montmartre vous fait gagner ce temps d’apprivoisement : il sait à quelle heure le parvis se vide, quel artisan répond vraiment, où réserver une table sans façade touristique, et comment faire vivre un pied-à-terre perché sans en subir les contraintes. C’est, au fond, la promesse de French Realty : du temps rendu, dans un quartier qui invite à le prendre. Quelques repères pour composer la journée :
| Repère | Pourquoi y aller | Meilleur moment |
|---|---|---|
| Parvis du Sacré-Cœur | la vue sur tout Paris | au lever du jour, avant les cars |
| Place du Tertre | les portraitistes au travail | en fin de journée, quand la lumière baisse |
| Clos Montmartre | la vigne et la fête des Vendanges | à l’automne, depuis le versant nord |
| Rue de l’Abreuvoir et villa Léandre | maisons basses et impasse pavée | l’après-midi, en marge de la foule |
Pour prolonger le plaisir, la conciergerie sur mesure décrit ce quotidien délégué, et la catégorie Art de vivre du Journal rassemble tous nos sujets parisiens.
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Pour prolonger la journée : les plus beaux jardins et parcs de Paris, les plus belles vues panoramiques sur la ville et Paris littéraire, en promenades poétiques. Et pour la Butte telle qu’un film l’a fixée, sur les traces d’Amélie Poulain.
Questions fréquentes
Que faire à Montmartre en une journée ?
Monter par la rue Foyatier ou un escalier voisin, gagner le Sacré-Cœur et la place du Tertre, puis descendre par la rue Lepic jusqu'aux vignes et à la villa Léandre. Tout se fait à pied, le quartier est compact mais pentu. Une pause en terrasse autour des Abbesses clôt la boucle.
Comment éviter la foule à Montmartre ?
Venez très tôt le matin, avant les cars, ou en fin de journée quand les chevalets se replient. Privilégiez la basse saison et les jours de semaine. Les ruelles du versant sud, autour de l'avenue Junot, restent calmes presque toute l'année.
Un concierge peut-il s'occuper d'un pied-à-terre à Montmartre ?
Oui. Un concierge dédié connaît la butte, ses pentes et ses commerces : il relève le courrier, fait vivre le logement entre deux séjours et y prépare l'arrivée de vos proches. Il sait aussi à quelle heure le parvis se vide et quel artisan répond vraiment. Cette veille se règle au temps passé.