Succession et transmission
Transmettre son bien, sans laisser le hasard décider
Loi applicable, droits de succession ou de donation, démarches des héritiers à l'étranger, transmission du vivant : le décor complet, et les professionnels qui portent chaque acte.

L'essentiel en quatre phrases
La succession d'un bien immobilier situé en France obéit à deux lois : celle qui régit la succession (en principe la loi nationale du défunt, sauf choix exprès permis par le droit de l'Union européenne pour les ressortissants d'un État membre) et celle du lieu de l'immeuble pour certains actes réels. Les droits de succession français sont dus sur les immeubles situés en France, quel que soit le domicile des héritiers, aux barèmes par lien de parenté, avec un abattement de 100 000 euros par enfant et par période de quinze ans pour les donations entre parent et enfant. Les héritiers disposent de six mois pour déposer la déclaration de succession, et l'acceptation d'une succession peut être différée de quatre mois avant d'être réputée acceptée. French Realty informe, oriente vers le notaire et, pendant que la succession se déroule, maintient le bien vivant : visites, assurance, syndic, courrier, sur devis.
Que devient un bien français au décès d'un non-résident ?
Deux lois se superposent, et les confondre coûte cher. La loi de la succession (qui hérite, dans quelles parts) : en principe celle de la nationalité du défunt, et un ressortissant d'un État de l'Union européenne peut choisir expressément la loi de sa nationalité dans un testament, ce que le règlement européen 650/2012 organise. La loi de l'immeuble enfin : pour certains actes sur le bien lui-même, le droit français s'applique parce que le bien est en France. Les droits français, eux, frappent les immeubles français, où que demeurent les héritiers : c'est la règle de territorialité, tempérée par les conventions fiscales contre la double imposition.
| Question | Loi qui répond | Référence |
|---|---|---|
| Qui hérite, et dans quelles parts ? | Loi de la succession : nationalité du défunt, ou loi choisie | Règlement (UE) 650/2012 |
| Quels droits payer sur un immeuble français ? | Droits français, par lien de parenté, immeubles français | Code général des impôts |
| La double imposition est-elle possible ? | Selon la convention entre la France et le pays des héritiers | Conventions fiscales |
Comment se déroule une succession immobilière depuis l'étranger ?
Le déroulé suit un ordre que le notaire tient. L'acte de décès obtenu, les héritiers s'identifient (actes d'état civil, éventuellement un acte de notoriété établi par le notaire français) ; ils optent, dans les formes, entre acceptation pure et simple, acceptation à concurrence de l'actif ou renonciation, l'option pouvant être différée de quatre mois. La déclaration de succession part dans les six mois. Puis la propriété se matérialise : une attestation de propriété immobilière est publiée au fichier immobilier, les comptes du défunt sont apurés, et la famille choisit : conserver en indivision, vendre, ou partager. Pendant tout ce temps, le bien, lui, continue d'exiger son entretien.
- Acte de décès, identification des héritiers, éventuelle attestation de notoriété par le notaire.
- Option des héritiers : accepter, accepter à concurrence de l'actif, ou renoncer (délai possible de quatre mois).
- Déclaration de succession dans les six mois, droits liquidés selon le barème par lien de parenté.
- Attestation de propriété immobilière publiée ; le bien sort du patrimoine du défunt.
- Décision de la famille : indivision, vente ou partage ; en parallèle, le bien reste entretenu et assuré.
À quelles conditions transmettre de son vivant ?
Transmettre du vivant se fait par donation, en pleine propriété ou démembrée (usufruit d'un côté, nue-propriété de l'autre), chaque formule obéissant à ses règles de fond et de forme, l'acte notarié étant obligatoire pour un immeuble. Les droits de donation suivent les mêmes barèmes que la succession, avec le même abattement de 100 000 euros par enfant par période glissante de quinze ans : donner tôt, c'est donner deux fois sous deux abattements. La détention en société enfin déplace la transmission (on transmet des parts), sans la dispenser de droits ni de formalités. Ces arbitrages appartiennent au notaire et, pour la structuration, à un conseil spécialisé ; French Realty informe et oriente, elle ne conseille jamais le montage.
Note : le démembrement et la société ne sont ni des astuces ni des tabous ; ce sont des outils de droit, avec leurs charges et leurs incidences, que nos articles « démembrement usufruit et nue-propriété » et « SCI pour détenir un bien en France » décrivent sans jamais trancher à votre place.
Combien coûte une succession ou une donation immobilière ?
Trois flux se superposent, et aucun ne se ressemble. Les droits de mutation à titre gratuit (succession ou donation), calculés sur la part reçue selon le barème par lien de parenté, après abattements : 100 000 euros par enfant, des montants propres au conjoint survivant et aux frères et sœurs dans les cas prévus. Les frais d'acte : émoluments du notaire tarifés par décret, débours et formalités. Et le passif éventuel du bien : des charges courantes qui continuent pendant que la succession se déroule. French Realty ne prend rien sur les droits ni sur les actes ; sa prestation, pendant et autour de la succession, se chiffre sur devis.
| Repère | Règle 2026 |
|---|---|
| Abattement parent-enfant | 100 000 € par enfant et par période de quinze ans (donations et successions) |
| Barème des droits | Progressif par tranche, selon le lien de parenté |
| Forme de l'acte | Donation d'immeuble : notaire obligatoire ; succession : notaire pour la déclaration et les actes |
Quels délais pour déclarer, opter, vendre ?
Trois horloges rythment la succession. L'option des héritiers : possible après quatre mois d'exigibilité, l'héritier qui ne s'est pas prononcé est réputé accepter. La déclaration : six mois à compter du décès pour déposer, les droits se payant en même temps, avec des possibilités de paiement différé ou fractionné pour les immeubles. Le certificat immobilier enfin : en cas de démembrement ou de transmission, la copropriété peut obtenir gratuitement, pendant six mois, un certificat d'information sur les charges et travaux votés, ce que notre article « hériter d'un bien en France » détaille. Vendre pendant l'indivision se peut, à l'unanimité sauf autorisation ; c'est une négociation de famille que le notaire encadre.
Note : pendant la succession, le bien reste assuré et entretenu ; un contrat d'assurance résilié pour défaut de paiement au moment du décès, ou un dégât des eaux non constaté pendant l'indivision, coûtent plus cher que tout le reste. C'est précisément ce que l'intendance French Realty couvre pendant les mois qui séparent le décès du partage.
Comment les héritiers à l'étranger font-ils, concrètement ?
Depuis l'étranger, chaque geste de la succession se fait à distance ou presque : actes d'état civil demandés aux autorités compétentes, mandat donné à un notaire français ou à l'un des héritiers pour signer, déclaration déposée en ligne, droits payés par virement. La convention fiscale entre la France et le pays de résidence des héritiers décide de la double imposition : crédit d'impôt en France ou à l'étranger, selon ce qu'elle prévoit. Nos guides par pays traitent de ces conventions pour les principaux profils ; notre fiche « notaire bilingue » propose l'acte en votre langue. Et pendant que les papiers avancent, quelqu'un doit ouvrir le courrier, payer le syndic et visiter le bien : c'est le poste de l'intendance.
Que vérifier quand on prépare sa transmission ?
| À vérifier | Pourquoi |
|---|---|
| Titre de propriété et régime matrimonial | Savoir ce qui entre réellement dans la succession |
| Existence d'un testament ou d'un choix de loi | Faire respecter la volonté, pas la supposer |
| Clauses bénéficiaires et mandats | Assurance-vie, comptes, procurations : à jour et cohérents |
| État du bien, assurance, syndic | Le bien doit survivre à la succession, pas la subir |
Quels risques d'une succession non préparée ?
Le premier risque est l'indivision qui s'enlise : des cousins sur trois continents, un bien que personne n'entretient et que tout le monde paie, jusqu'à la vente à la va-vite. Le deuxième est la facture : des droits liquidés sur un passif mal prouvé, des abattements perdus faute de donations anticipées. Le troisième est le bien lui-même : une assurance qui tombe, un dégât des eaux qu'on découvre au partage, une copropriété qui vote des travaux que personne ne suit. Préparer la succession, c'est préparer le bien : titre clair, volonté écrite, entretien suivi. French Realty tient le troisième poste et coordonne les deux premiers avec le notaire.
Quelles sont les premières démarches d'un héritier à l'étranger ?
Les toutes premières démarches tiennent en cinq gestes, avant même le notaire : obtenir les actes (décès, état civil des héritiers), sécuriser le bien (vérifier l'assurance, faire visiter, relever les compteurs), aviser les tiers (syndic, assureur, banques, administrations), rassembler les pièces du dossier (titre, avis d'imposition, quittances, comptes) et, en famille, se mettre d'accord sur un interlocuteur unique. Notre article « hériter d'un bien en France » déroule ces gestes un par un ; l'étude personnalisée French Realty dresse, elle, la liste exacte des interventions que VOTRE bien réclame pendant la succession, chiffrée sur devis.
Quelles erreurs éviter sur la transmission ?
| Erreur | Parade |
|---|---|
| Supposer la loi applicable au lieu de la vérifier | Testament et choix de loi relus avec le notaire |
| Laisser le bien sans personne pendant l'indivision | Intendance suivie dès le décès, sur devis |
| Découvrir les droits au moment de les payer | Simulation avec le notaire AVANT la donation ou la vente |
| Chaque héritier agit de son côté | Un interlocuteur unique désigné en famille |
Que fait French Realty autour d'une succession ?
Pendant la succession, French Realty maintient le bien vivant : visites de contrôle, courrier suivi, syndic payé et écouté, assurance vérifiée, interventions dépannées, sur devis et dans la langue de la famille. Elle prépare le dossier que le notaire attend, coordonne avec le notaire bilingue quand la famille est à l'étranger, et, le jour du partage, oriente vers les partenaires de la vente si la famille choisit de vendre. L'acte successoral, la déclaration et les droits restent chez le notaire ; la stratégie, chez ceux qui la conseillent. French Realty informe, oriente et coordonne, un seul interlocuteur pour toute la famille, partout en France.
Ce guide décrit le droit applicable en 2026 à titre d'information ; il ne constitue pas un conseil juridique. La loi applicable à votre succession et les droits dus dépendent de votre nationalité, de votre pays de résidence et des conventions en vigueur : nos guides par pays posent le décor, et l'acte relève d'un notaire. French Realty informe, oriente et coordonne ; pendant l'indivision, elle maintient le bien vivant sur devis.
Questions fréquentes sur la succession d'un bien en France
Dernière mise à jour : septembre 2026
Quelle loi s'applique à la succession de mon bien français ?
En principe, la loi de la succession est celle de la nationalité du défunt ; un ressortissant d'un État de l'Union européenne peut choisir expressément cette loi dans un testament, selon le règlement européen 650/2012. Pour certains actes sur l'immeuble lui-même, le droit français s'applique parce que le bien est en France. Les droits fiscaux français, eux, frappent les immeubles français où que demeurent les héritiers, sauf jeu d'une convention. Nos guides par pays posent le décor, convention par convention ; l'acte relève du notaire.
Les héritiers vivant à l'étranger paient-ils des droits en France ?
Oui pour les immeubles situés en France : les droits de succession français sont dus sur eux, quel que soit le domicile des héritiers, au barème par lien de parenté et après abattements (100 000 euros par enfant, par exemple). La convention entre la France et le pays de résidence des héritiers peut prévoir un crédit d'impôt pour éviter la double imposition. Le notaire liquide, la convention répartit ; notre article « succession d'un bien immobilier français pour non-résident » détaille l'ensemble.
Faut-il vendre avant ou après le partage pour payer moins de droits ?
C'est une question d'arbitrage successoral, et elle n'a pas de réponse générale : vendre en indivision, vendre après le partage, donner puis vendre, chaque chemin a ses effets sur les droits, la plus-value et le partage du prix. Ce qui est sûr : la réponse se calcule AVANT le premier acte, avec le notaire, sur des chiffres réels. French Realty prépare le dossier et coordonne ; elle ne choisit jamais à la place de la famille.
Que devient le bien pendant l'indivision ?
Il continue d'exister, et d'exiger : assurance maintenue, syndic payé, charges réglées, entretien suivi. Les actes de disposition exigent l'unanimité des indivisaires, sauf autorisation judiciaire ; les actes de conservation, eux, incombent à chacun. C'est précisément le créneau de l'intendance French Realty : visiter, conserver, documenter, pendant que les héritiers et le notaire déroulent la succession. Un bien vivant se partage mieux qu'un bien dégradé.
Peut-on tout régler à distance, sans venir en France ?
Presque : actes d'état civil demandés aux autorités compétentes, mandat notarié pour signer, déclaration déposée en ligne, droits payés par virement. Ce qui ne se téléporte pas, c'est le bien lui-même : quelqu'un doit l'ouvrir, le visiter, répondre au syndic et à l'assureur. Le duo gagnant : le notaire pour le droit, l'intendance pour le réel. Notre article « hériter d'un bien en France » déroule les gestes un par un.
Comment donner son bien de son vivant depuis l'étranger ?
Par acte notarié, obligatoire pour un immeuble : la donation se reçoit devant notaire, le donateur pouvant se faire représenter par une procuration spéciale établie selon les formes du pays de résidence (apostille ou légalisation selon le cas). Les droits se paient au barème des donations, avec l'abattement de 100 000 euros par enfant par période de quinze ans. Donner tôt peut doubler l'usage de l'abattement ; encore un arbitrage à instruire avec le notaire.
Le démembrement permet-il de réduire les droits ?
Donner la nue-propriété en gardant l'usufruit évalue les droits sur la seule valeur de la nue-propriété, selon le barème légal par âge de l'usufruitier : c'est une mécanique de droit, ni astuce ni secret. Elle a des contreparties (revenus conservés côté usufruit, pleine propriété reconstituée plus tard) et des incidences fiscales propres à chaque convention. Notre article « démembrement usufruit et nue-propriété » explique la mécanique ; l'arbitrage reste au notaire.
Que vaut une SCI face à la succession ?
Détener en société transforme la transmission : on donne ou lègue des parts, plus faciles à fractionner qu'un immeuble, avec une convention qui organise les pouvoirs. Mais la SCI ne supprime aucun droit : les parts d'une société à prépondérance immobilière française sont taxées en France comme l'immeuble, et la société a ses obligations propres. Notre article « SCI pour détenir un bien en France » pèse le pour et le contre, sans jamais conseiller le montage.
Qui entretient le bien pendant que la succession se déroule ?
La conservation incombe aux indivisaires, chacun pouvant agir pour la sauvegarde du bien ; en pratique, personne n'est sur place, et c'est là que le bien se dégrade. French Realty prend le poste sur devis : visites avec rapport, assurance vérifiée, syndic et charges suivis, dépannages coordonnés, courrier traité, un interlocuteur unique pour toute la famille, dans sa langue. La preuve d'entretien servira jusqu'au partage, voire à la vente.
Que doit préparer un propriétaire qui veut faciliter la succession ?
Quatre dossiers, ni un de plus : un titre clair (propriété, régime matrimonial), une volonté écrite (testament, choix de loi le cas échéant), une fiche du bien à jour (assurance, syndic, prestataires, comptes) et une intendance désignée pour la période de transition. Notre pilier détaille la liste de contrôle ; l'étude personnalisée French Realty en fait la version appliquée à VOTRE bien, chiffrée sur devis.
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