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Chasseur immobilier ou agent immobilier : deux mandats, deux camps

Le chasseur tient son mandat de l'acquéreur, l'agent celui du vendeur. Qui paie qui, comment éviter de régler deux fois des honoraires, et ce que change la distance.

6 min19 septembre 2026

Couverture : Chasseur immobilier ou agent immobilier : deux mandats, deux camps

Les deux métiers relèvent de la même loi, exigent la même carte professionnelle et se pratiquent souvent dans les mêmes rues. Ils tiennent pourtant leur mandat de personnes différentes, et c’est toute la différence quand on achète depuis l’étranger. Cette page éclaire cette répartition, en complément de notre page de référence sur la recherche immobilière accompagnée.

Le même cadre légal, deux mandants opposés

L’agent immobilier et le chasseur immobilier exercent la même activité réglementée par la loi du 2 janvier 1970 : l’entremise dans les opérations sur immeubles. Ils détiennent la même carte professionnelle portant la mention des transactions sur immeubles et fonds de commerce, la même garantie financière et la même assurance de responsabilité civile professionnelle.

Ce qui les sépare tient en une ligne du contrat. L’agent immobilier reçoit un mandat de vente du propriétaire : il lui doit loyauté, diligence et le meilleur prix possible. Le chasseur reçoit un mandat de recherche de l’acquéreur : il lui doit le bien qui correspond aux critères écrits, y compris parmi des biens que personne ne publie, et la négociation dans son sens.

Cette opposition est structurelle, pas morale. Un bon agent immobilier traite parfaitement les acquéreurs, parce que c’est ainsi qu’il vend. Mais le jour où le prix se discute, l’obligation contractuelle de chacun ne pointe pas dans la même direction, et un acheteur qui vit à six mille kilomètres a rarement les moyens de le vérifier par lui-même.

Qui paie qui, et comment éviter de payer deux fois

Les honoraires d’agence sont à la charge de la partie que le mandat désigne, et l’annonce doit le mentionner. Dans la majorité des ventes, ils sont à la charge du vendeur : l’acquéreur ne règle alors que les honoraires de son propre chasseur. Mais une part non négligeable des annonces porte la mention « honoraires à la charge de l’acquéreur », et c’est là que le cumul devient possible.

Le sujet se traite avant l’offre, jamais après. Deux issues existent, et un chasseur expérimenté obtient l’une ou l’autre : soit la prise en charge des honoraires d’agence bascule vers le vendeur dans le cadre de la négociation, ce qui revient à une baisse de prix nette, soit le chasseur ajuste les siens pour que le total reste celui que vous aviez budgété. Ce qu’il ne faut pas faire, c’est découvrir la double ligne dans le projet d’acte.

Les honoraires du chasseur, eux, obéissent à une règle protectrice rappelée dans le mandat de recherche : ils ne sont dus qu’à l’acquisition effectivement conclue, et aucun acompte ne peut être réclamé en cours de recherche.

Le titulaire de carte et le mandataire indépendant

Une troisième figure circule sans que les acheteurs étrangers la distinguent toujours : le mandataire indépendant, souvent appelé agent commercial. Il est inscrit au registre spécial des agents commerciaux et travaille sous l’attestation d’un titulaire de la carte professionnelle, dont il exerce l’activité sans détenir de fonds ni signer de mandat en son nom.

Ce montage est parfaitement régulier et très répandu. Il appelle seulement une vérification : la garantie financière et l’assurance dont vous bénéficiez sont celles du titulaire de la carte, pas celles du mandataire que vous avez au téléphone. Demandez le nom de l’entreprise titulaire, son numéro de carte et son assureur, et vous saurez qui répond en cas de difficulté.

Le notaire, qui ne prend le parti de personne

Le troisième professionnel du dossier occupe une position différente des deux autres. Officier public nommé par le garde des Sceaux, le notaire authentifie l’acte, contrôle la légalité de l’opération, purge les droits de préemption, vérifie la situation hypothécaire et collecte les droits de mutation pour le compte de l’État. Sa mission profite aux deux parties, et son tarif est réglementé.

Il ne cherche pas de bien, ne visite pas et ne négocie pas le prix : ce n’est ni son rôle ni son mandat. En revanche, il est le seul à pouvoir sécuriser juridiquement l’acquisition, et son intervention structure tout le calendrier, comme le détaille notre page sur les délais de l’offre à l’acte.

Ce que la distance change à ce partage

Pour un acheteur qui vit en France, la question se règle souvent d’elle-même : il visite, il compare, il se fait son opinion. Pour un acheteur installé à l’étranger, trois éléments basculent. Il ne peut pas vérifier ce qu’on lui décrit, donc il a besoin d’un professionnel tenu envers lui d’une obligation de conseil. Il ne peut pas multiplier les allers-retours, donc il a besoin d’une sélection faite avant les visites et non pendant. Et il signera vraisemblablement sans être là, ce qui suppose d’avoir préparé la procuration ou la comparution à distance plusieurs semaines à l’avance.

C’est exactement la place que French Realty occupe en amont des trois professionnels : elle informe, oriente et coordonne, cadre le projet, choisit le chasseur partenaire le mieux placé sur le secteur visé, et garde la vision d’ensemble entre la recherche, le financement, les travaux et l’installation.

Vous hésitez sur la façon d’aborder une acquisition française depuis l’étranger : l’étude personnalisée offerte par French Realty dit qui doit intervenir sur votre dossier, dans quel ordre et à quel coût, avec votre interlocuteur dédié.

Questions fréquentes

Paie-t-on deux fois des honoraires en passant par un chasseur ?

Pas si le point est traité avant l'offre. Quand le bien est vendu par une agence dont les honoraires sont à la charge du vendeur, l'acquéreur ne règle que ceux de son chasseur. Quand l'annonce mentionne des honoraires à la charge de l'acquéreur, le sujet se négocie : soit le chasseur obtient leur prise en charge par le vendeur, soit il ajuste les siens. Le cumul se constate au moment de l'offre, jamais au moment de l'acte.

Un agent immobilier peut-il représenter l'acheteur et le vendeur ?

Il détient un mandat du vendeur et lui doit loyauté : obtenir le meilleur prix de vente. Rien ne lui interdit de bien traiter un acquéreur, et beaucoup le font, mais l'intérêt qu'il défend contractuellement reste celui de son mandant. Un acquéreur qui veut un professionnel tenu envers lui d'une obligation de conseil signe un mandat de recherche avec un chasseur, qui devient alors son mandataire.

Quelle différence entre un agent immobilier et un mandataire indépendant ?

Le titulaire de la carte professionnelle est le seul à pouvoir détenir un mandat et manier des fonds. Le mandataire indépendant, inscrit au registre spécial des agents commerciaux, travaille sous l'attestation d'un titulaire de carte, sans détenir de fonds ni signer de mandat en son nom propre. La garantie financière et l'assurance dont vous bénéficiez sont celles du titulaire : c'est son nom qu'il faut vérifier.

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