Achat
Acheter aux enchères immobilières en France
Adjudication judiciaire, vente notariale, vente domaniale : la procédure, les délais, les frais et l'accompagnement, partout en France.

L'essentiel en quatre phrases
En France, un bien immobilier se vend aux enchères de trois façons : par adjudication judiciaire au tribunal, par vente notariale, ou par vente domaniale quand le vendeur est une personne publique. L'adjudication judiciaire impose un avocat inscrit au barreau du tribunal et une garantie de 10 % de la mise à prix, jamais inférieure à 3 000 euros ; elle n'ouvre ni délai de rétractation ni condition suspensive de prêt. Le prix se règle dans les deux mois, et un tiers peut surenchérir d'un dixième pendant les dix jours qui suivent l'adjudication. French Realty cadre votre projet, lit le cahier des conditions de vente avec vous et vous met en relation avec les professionnels habilités : avocat, notaire, chasseur immobilier partenaire titulaire de la carte T.
French Realty
Tient la veille des ventes partout en France, lit le cahier des conditions de vente avec vous, envoie un concierge à la visite et coordonne l'avocat, la banque et le change.
Avocat · barreau du tribunal
Porte les enchères en votre nom sur le mandat et le plafond que vous avez écrits, et conduit la procédure après l'adjudication.
Chasseur immobilier partenaire · carte T
Situe le bien dans son marché et vous donne la valeur de référence sur laquelle se fixe un plafond, sous sa propre responsabilité.
Quels sont les trois types de ventes aux enchères immobilières en France ?
Le mot « enchères » recouvre trois procédures qui n'ont ni le même vendeur, ni les mêmes règles, ni le même niveau de risque. Les confondre est la première erreur, et la plus coûteuse : un acheteur qui croit disposer d'un délai de rétractation parce qu'il a lu une page consacrée aux ventes notariales peut perdre sa garantie en salle d'audience. Voici la carte complète.
| Type de vente | Qui vend | Où | Représentation | Rétractation |
|---|---|---|---|---|
| Adjudication judiciaire | Un propriétaire saisi ou une liquidation judiciaire | Tribunal judiciaire du lieu de l'immeuble | Avocat obligatoire | Aucune |
| Vente notariale aux enchères | Un vendeur volontaire : succession, indivision, institution | Chambre des notaires ou étude, souvent en ligne | Libre, procuration possible | Selon le cahier des charges |
| Vente domaniale | L'État, une collectivité, un établissement public | Plateformes publiques, en ligne | Libre | Aucune en principe |
L'adjudication judiciaire, la plus encadrée et la plus risquée
Elle clôt une saisie immobilière ou une liquidation. Le bien est vendu à la barre du tribunal judiciaire dont dépend l'immeuble, sur un cahier des conditions de vente déposé au greffe et consultable avant l'audience. Les enchères sont portées par ministère d'avocat : vous ne levez pas la main vous-même, votre avocat enchérit pour vous, sur le mandat écrit et le plafond que vous lui avez fixés. Chaque enchère rouvre un compte à rebours de quatre-vingt-dix secondes ; le silence pendant ce délai emporte l'adjudication.
C'est la voie où la mise à prix est la plus basse, parce qu'elle est fixée par le créancier qui poursuit la vente et non par le marché. C'est aussi celle qui retire à l'acheteur presque toutes ses protections habituelles : pas de rétractation, pas de condition de prêt, un bien vendu dans l'état où il se trouve, parfois occupé.
La vente notariale, la plus accessible
Ici le vendeur est volontaire : une succession à partager, une indivision qui veut sortir par le haut, une institution qui cède un bien. La vente se tient à la chambre des notaires ou à l'étude, et de plus en plus en ligne, sur une fenêtre d'enchères de vingt-quatre à trente-six heures. Aucun avocat n'est nécessaire, une procuration suffit si vous êtes à l'étranger, et le cahier des charges est remis par le notaire sur simple demande.
Nuance décisive pour un acheteur à distance : dans la forme en ligne, le vendeur choisit parmi les meilleures offres et la vente se conclut ensuite par un avant-contrat classique. Vous retrouvez donc le délai de rétractation de dix jours et la possibilité d'une condition suspensive de prêt, que l'adjudication judiciaire vous refuse. À budget égal, c'est souvent la porte d'entrée la plus raisonnable.
La vente domaniale, la plus confidentielle
L'État et les collectivités cèdent régulièrement des biens devenus inutiles : anciens logements de fonction, presbytères, casernes, terrains, locaux administratifs. Les lots sont atypiques, la concurrence est faible parce que peu d'acheteurs particuliers connaissent ces plateformes, et les dossiers y sont souvent mieux documentés qu'en vente judiciaire. C'est la voie la moins fréquentée et, pour un projet de résidence secondaire atypique, parfois la plus intéressante.
Comment se déroule une vente aux enchères judiciaire, étape par étape ?
Le calendrier d'une adjudication est public et prévisible. Entre le moment où vous repérez un lot et celui où vous en détenez les clés, il s'écoule rarement moins de quatre mois. Voici la chaîne complète, dans l'ordre.
- Repérage du lot. Les ventes sont annoncées par voie de presse et par affichage, et reprises sur les portails spécialisés. L'annonce donne la mise à prix, la date d'audience, le tribunal et le nom de l'avocat poursuivant.
- Lecture du cahier des conditions de vente. C'est la pièce maîtresse, déposée au greffe. Elle décrit le bien, son occupation, les servitudes, les charges impayées, les diagnostics annexés et les conditions de la vente. Tout ce qui n'y figure pas n'existe pas.
- Visite organisée. Un commissaire de justice ouvre le bien à des dates fixées d'avance, en général une ou deux, en visite collective et brève. Il n'y a ni contre-visite ni expertise commandée par l'acheteur.
- Choix et mandat de l'avocat. Vous mandatez un avocat inscrit au barreau du tribunal concerné. Vous fixez par écrit votre enchère maximale : c'est le seul garde-fou entre vous et l'emballement de la salle.
- Remise de la garantie. Avant l'audience, vous remettez à l'avocat une caution bancaire irrévocable ou un chèque de banque à l'ordre du séquestre, représentant 10 % de la mise à prix, avec un plancher de 3 000 euros.
- L'audience. Les enchères s'enchaînent, chacune rouvrant quatre-vingt-dix secondes. Le juge prononce l'adjudication au profit du dernier enchérisseur. La garantie des enchérisseurs malheureux leur est restituée.
- Le délai de surenchère. Pendant dix jours, n'importe quel tiers peut surenchérir d'un dixième au moins du prix principal, par acte d'avocat. Une nouvelle audience est alors fixée et tout recommence.
- Le paiement et le titre. Passé ce délai, vous consignez le prix dans les deux mois de l'adjudication devenue définitive, et vous réglez les frais. Le jugement d'adjudication, publié au service de la publicité foncière, vaut titre de propriété.
L'étape que tout le monde sous-estime est la deuxième. Le cahier des conditions de vente répond à lui seul aux trois questions qui décident de la rentabilité de l'opération : le bien est-il libre ou occupé, que doit-il encore au syndicat des copropriétaires, et quelles servitudes le grèvent. Le lire tard, ou le lire mal, c'est acheter à l'aveugle.
Qui peut enchérir, et quelles conditions faut-il réunir avant l'audience ?
Nul ne porte une enchère en son propre nom à une adjudication judiciaire : l'article R322-40 du Code des procédures civiles d'exécution impose la représentation par un avocat inscrit au barreau du tribunal qui vend. Vous ne signez donc pas, vous mandatez, et ce mandat se prépare avant l'audience, pas le matin même.
| Condition | Ce qu'elle suppose | Quand |
|---|---|---|
| Un avocat du barreau du tribunal | Mandat écrit, pouvoir d'enchérir plafonné par vous | Une à deux semaines avant l'audience |
| La garantie de 10 % de la mise à prix | Chèque de banque ou caution, jamais moins de 3 000 euros | Remise à l'avocat avant l'audience |
| Le prix disponible en totalité | Aucune condition suspensive de prêt n'existe ici | Deux mois après l'adjudication |
| Le cahier des conditions de vente lu | Il porte les charges, l'occupation et les servitudes | Consultable au greffe avant l'audience |
La vente notariale et la vente domaniale obéissent à d'autres règles : l'avocat n'y est pas requis et le cahier des charges fixe lui-même le dépôt de garantie. Lisez toujours quelle procédure porte le bien avant de préparer quoi que ce soit, les trois ne se préparent pas de la même façon.
Combien coûte réellement un achat aux enchères ?
Le prix d'adjudication n'est pas le prix payé. À une vente judiciaire s'ajoutent des frais que le cahier des conditions de vente met à la charge de l'acheteur, et qui se règlent en plus du prix, sans être finançables par le prêt dans les mêmes délais. Compter de 10 à 20 % du prix d'adjudication est un ordre de grandeur prudent, la part fixe pesant d'autant plus lourd que le lot est petit.
| Poste | Assiette | Qui l'encaisse | Quand |
|---|---|---|---|
| Droits de mutation | Autour de 5,80 % du prix, jusqu'à 6,32 % dans les départements qui ont relevé leur taux depuis 2025 | Le Trésor public | Au paiement du prix |
| Frais préalables taxés | Montant fixé par le juge et publié avant l'audience | L'avocat poursuivant | En sus du prix, à l'adjudication |
| Droit proportionnel de recouvrement | Barème dégressif assis sur le prix | L'avocat poursuivant | Au paiement du prix |
| Honoraires de votre avocat | Convention d'honoraires signée avant l'audience | Votre avocat | Selon la convention |
| Publicité foncière et formalités | Assise sur le prix | Le service de la publicité foncière | À la publication du jugement |
| Charges de copropriété rattrapées | Variable, lisible dans le cahier des conditions de vente | Le syndicat des copropriétaires | Après la vente |
La règle pratique tient en une phrase : votre enchère maximale n'est pas votre budget, c'est votre budget moins tous ces postes. L'acheteur qui fixe son plafond sur le prix total qu'il peut engager, frais compris, ne se trompe jamais de dix points. Celui qui enchérit sur son budget brut découvre la différence deux mois plus tard, quand le prix devient exigible.
Quels sont les délais à connaître, et lequel est fatal ?
Une adjudication est une suite de délais courts, dont un seul est sans rattrapage possible : celui du paiement. Les autres se subissent, celui-là se prépare.
| Délai | Point de départ | Ce qui se passe |
|---|---|---|
| 90 secondes | Chaque enchère | Le silence emporte l'adjudication |
| 10 jours | L'adjudication | Un tiers peut surenchérir d'un dixième au moins |
| 30 jours | L'adjudication | La collectivité peut préempter en se substituant à l'adjudicataire |
| 2 mois | L'adjudication devenue définitive | Le prix doit être consigné, sous peine d'intérêts puis de remise en vente |
Ces deux mois se comptent en jours calendaires et ne tiennent aucun compte du temps bancaire. Un acheteur non résident qui doit déclencher un transfert de devises, ouvrir un compte en France et faire débloquer des fonds détenus à l'étranger commence sa course avec un handicap qu'aucune banque ne rattrapera pour lui. Le financement doit être bouclé avant l'audience, pas après.
Un non-résident peut-il acheter aux enchères en France ?
Aucune règle française ne réserve l'achat immobilier aux nationaux ni aux résidents. Un ressortissant étranger, résidant à l'étranger, peut acheter et détenir un bien en France sans autorisation préalable, aux enchères comme ailleurs. Les obstacles ne sont donc jamais juridiques : ils sont bancaires, fiscaux et calendaires.
| Point de friction | Pourquoi il bloque | Ce qu'il faut avoir préparé |
|---|---|---|
| La garantie bancaire | Le séquestre n'accepte qu'une contrepartie bancaire française | Un compte en France ou une caution émise par une banque acceptée, montée plusieurs semaines avant |
| L'absence de condition de prêt | L'adjudication ne se rétracte pas si le financement tombe | Un accord ferme, ou des fonds disponibles, avant l'audience |
| Le transfert de devises | Le cours et les délais interbancaires mangent le calendrier de deux mois | Un partenaire de change engagé sur un cours et une date |
| L'origine des fonds | La conformité bancaire retarde les virements mal documentés | Le dossier justificatif constitué avant, pas pendant |
Une fois propriétaire, vous relevez du régime de détention applicable à tout propriétaire étranger : taxe foncière, éventuelle taxe d'habitation sur résidence secondaire, imposition des revenus locatifs en France, et à la revente une plus-value assortie de prélèvements sociaux dont le taux dépend de votre pays de résidence et de votre affiliation. Ces questions ne changent pas parce que le bien a été acquis aux enchères, mais elles se préparent en même temps.
Que faut-il vérifier avant d'engager une enchère ?
Une adjudication ne se rétracte pas. Tout ce qu'un acheteur ordinaire découvre pendant ses dix jours de réflexion doit ici être su avant de lever la main, et la source n'est pas une annonce : c'est le cahier des conditions de vente, déposé au greffe et consultable par quiconque.
| À lire | Ce que cela décide |
|---|---|
| L'état d'occupation du bien | Un occupant en place se déloge par procédure, à vos frais et à votre calendrier |
| Les charges de copropriété impayées | L'adjudicataire en reprend une part, indiquée au cahier |
| Les servitudes et les baux en cours | Ils suivent le bien et s'imposent à vous sans négociation possible |
| Le procès-verbal de description | C'est la seule visite détaillée dont vous disposerez, la visite libre n'existe pas |
| Les diagnostics annexés | Leur absence ne suspend pas la vente, elle vous prive d'un recours |
| Les frais de poursuite, dits frais préalables | Ils s'ajoutent au prix et sont connus avant l'audience |
| La mise à prix et son éventuelle baisse | Une mise à prix très basse signale souvent un bien difficile, pas une aubaine |
| La date et le tribunal compétent | Ils commandent le barreau de l'avocat que vous devez mandater |
Le prix des ventes comparables se vérifie sur la base des demandes de valeurs foncières, publiée en données ouvertes depuis 2019. C'est le seul contrepoids sérieux à l'effet d'enchère, qui fait monter une salle bien au-delà de ce qu'un même bien vaut en vente ordinaire.
Quels sont les risques d'un achat aux enchères, et comment les couvrir ?
Six risques reviennent dans tous les dossiers. Aucun n'est rédhibitoire, tous se lisent à l'avance dans les pièces de la vente. Ce qui distingue un bon achat aux enchères d'un mauvais n'est pas la chance en salle, c'est le travail fait avant.
La surenchère, qui reprend le bien dix jours plus tard
Vous avez emporté l'adjudication, et un tiers surenchérit d'un dixième dans les dix jours. Une nouvelle audience est fixée, à laquelle vous pouvez participer, mais le point de départ n'est plus la mise à prix : c'est le prix surenchéri. Ce risque est structurel et ne se couvre pas, il s'anticipe : sur un lot manifestement sous-évalué, la surenchère est probable, et votre plafond doit intégrer ce second tour.
La remise en vente sur défaut de paiement
C'est la sanction du financement mal ficelé, et la plus lourde de toutes. Si le prix n'est pas consigné dans les deux mois, le bien est remis en vente à vos frais et à vos risques. Vous perdez la garantie déposée, et si le bien se revend moins cher, vous devez la différence. Un acheteur peut ainsi sortir d'une adjudication sans le bien et avec une dette. C'est le seul risque de la liste qui se supprime entièrement : en n'enchérissant jamais sur des fonds qui ne sont pas déjà disponibles.
L'état du bien, vendu tel qu'il se trouve
La visite dure une demi-heure, en groupe, sans pouvoir sonder un mur ni ouvrir un tableau électrique. Les diagnostics annexés au cahier des conditions de vente sont parfois anciens ou incomplets, et la garantie des vices cachés est écartée. Un bien vidé de son propriétaire depuis deux ans réserve des surprises que personne ne vous doit. La parade est double : envoyer à la visite quelqu'un qui sait regarder, et provisionner une enveloppe de travaux dans le plafond d'enchère plutôt que d'espérer après coup.
L'occupation du bien après la vente
Une part importante des lots judiciaires est occupée, souvent par le propriétaire saisi lui-même. Devenir propriétaire ne vous rend pas les clés : il faut engager une procédure d'expulsion, qui prend des mois et qui s'interrompt pendant la trêve hivernale, du 1er novembre au 31 mars. Le cahier des conditions de vente indique si le bien est libre ou occupé, et à quel titre : c'est la ligne la plus déterminante du document pour qui achète pour habiter.
Les charges de copropriété impayées
Un propriétaire saisi a rarement payé ses appels de fonds. Le syndicat des copropriétaires bénéficie d'un privilège qui lui permet d'être payé sur le prix pour l'année en cours et les quatre années échues ; au-delà, et pour les appels postérieurs à la vente, la charge revient à l'acquéreur. Il faut aussi regarder ce que le syndic a voté et non encore appelé : un ravalement décidé avant la vente peut arriver sur votre table après.
La préemption de la collectivité
Dans les zones soumises au droit de préemption urbain, la commune peut se substituer à vous au prix de la dernière enchère, dans les trente jours de l'adjudication. Le cas est rare, mais il existe, et il est sans recours. C'est une raison de plus de vérifier le zonage avant d'engager des frais d'avocat.
Peut-on acheter aux enchères sans se déplacer en France ?
Oui, et c'est même la règle plutôt que l'exception. En adjudication judiciaire, vous ne pouvez de toute façon pas enchérir vous-même : la loi impose que les enchères soient portées par un avocat. Votre présence dans la salle n'ajoute rien au dossier ; seule compte l'instruction écrite que vous avez donnée. Un acheteur installé à Londres, à New York ou à São Paulo est donc exactement dans la même position qu'un acheteur parisien, à trois conditions près.
- La visite. C'est le seul moment où il faut des yeux sur place. Le commissaire de justice n'ouvre le bien qu'une fois ou deux, à date fixe, et ne se déplacera pas pour vous. Faute de mandater quelqu'un, vous enchérissez sur des photos d'annonce.
- La garantie. Elle prend la forme d'une caution bancaire irrévocable ou d'un chèque de banque libellé en euros, à l'ordre du séquestre. Un chèque tiré sur une banque étrangère n'est pas accepté : il faut une contrepartie bancaire française, montée en amont.
- Le mandat et le plafond. Tout se joue par écrit avant l'audience. Vous n'êtes pas joignable en temps réel pendant les quatre-vingt-dix secondes qui comptent, et votre avocat ne peut pas dépasser l'instruction reçue.
Ces trois points sont précisément ceux que French Realty prend en charge : la présence à la visite et le compte rendu en images, la coordination bancaire avec un partenaire habitué aux non-résidents, et le cadrage écrit de votre plafond avec l'avocat. Le reste appartient à des professionnels réglementés, vers lesquels nous vous orientons.
Achète-t-on vraiment moins cher aux enchères ?
Parfois, et pas pour la raison que l'on croit. Ce qui est bas, c'est la mise à prix : elle est fixée par le créancier poursuivant pour attirer des enchérisseurs, pas par une estimation de marché. Le prix d'adjudication, lui, dépend entièrement de qui se présente ce jour-là. Sur un appartement bien placé et libre d'occupation, la salle fait remonter le prix au niveau du marché, et parfois au-dessus quand deux acheteurs s'entêtent.
L'écart réel se loge ailleurs : dans les lots que le marché ordinaire ne sait pas traiter. Un bien occupé, un lot en indivision conflictuelle, un immeuble à rénover entièrement, une adresse mal photographiée, une audience en plein mois d'août. Là, le nombre d'enchérisseurs chute et la décote devient tangible. Elle rémunère un travail et un risque, pas une aubaine : c'est un métier, pas un bon plan.
La comparaison honnête ne se fait jamais entre la mise à prix et la valeur de marché, mais entre le prix d'adjudication augmenté de tous les frais et des travaux d'une part, et le prix d'un bien équivalent acheté normalement d'autre part. Tant que ce calcul n'est pas posé, aucun chiffre ne veut rien dire.
Quelles sont les erreurs qui coûtent le plus cher ?
- Enchérir sans avoir lu le cahier des conditions de vente en entier. Tout ce qui fera la rentabilité de l'opération y est écrit, et rien n'y est mis en avant.
- Fixer son plafond sur le prix du bien plutôt que sur le coût total, frais et travaux compris. C'est l'erreur qui transforme une bonne affaire en opération blanche.
- Compter sur un prêt non accordé. L'adjudication ne se rétracte pas, et la remise en vente pour défaut de paiement laisse une dette.
- Découvrir en salle que le bien est occupé. L'expulsion se compte en mois, s'interrompt du 1er novembre au 31 mars, et ne se délègue pas à un concierge.
- Se laisser emporter par la salle. Chaque enchère rouvre quatre-vingt-dix secondes : c'est court pour réfléchir et long pour s'entêter. Le plafond écrit avant l'audience existe pour cela.
- Confondre une vente notariale en ligne et une adjudication judiciaire. La première vous laisse un délai de rétractation et une condition de prêt, la seconde ne vous laisse rien.
Que fait French Realty sur une vente aux enchères, et que ne fait-elle pas ?
Une vente aux enchères mobilise trois métiers qui ne se parlent pas spontanément : un avocat pour enchérir, un chasseur immobilier titulaire de la carte T pour estimer le bien et juger l'opportunité, un notaire pour la suite. French Realty est le point unique qui les réunit autour de votre projet, tient le calendrier et vous traduit ce qui se passe. Nous cadrons, nous orientons, nous coordonnons ; chaque acte réglementé est porté par le professionnel qui en a la qualité, sous sa propre responsabilité.
Trouver les ventes qui correspondent à votre projet, partout en France
Les calendriers d'adjudication sont publics, mais ils sont éclatés entre les tribunaux, les chambres de notaires et les plateformes domaniales, sans moteur commun et sans alerte. Personne ne surveille cela pour vous. Nous tenons cette veille sur les territoires que vous visez, du littoral provençal aux stations alpines, de Paris à la façade atlantique, et nous vous remontons les lots qui entrent dans vos critères, avec la date d'audience et le délai qu'il vous reste. Le service est ouvert dans toute la France : la couverture ne dépend pas d'une implantation, elle dépend du tribunal compétent et du partenaire que nous mobilisons près de lui.
Instruire le dossier avant l'audience
Une fois un lot retenu, le travail commence. Nous récupérons le cahier des conditions de vente et nous le lisons avec vous, ligne par ligne, dans votre langue : occupation, servitudes, charges, diagnostics, ce qui manque autant que ce qui figure. Votre concierge dédié se rend à la visite ouverte par le commissaire de justice et vous en rend compte en photos et en vidéo, avec ce qu'il a vu et ce qu'il n'a pas pu voir. En parallèle, le chasseur immobilier partenaire situe le bien dans son marché et vous donne une valeur de référence, seule base sérieuse pour fixer un plafond.
Mettre en place l'avocat, la garantie et le financement
Nous vous mettons en relation avec un avocat inscrit au barreau du tribunal concerné, et nous restons dans la boucle jusqu'à ce que votre mandat et votre plafond soient écrits noir sur blanc. Côté argent, nous orientons vers un partenaire bancaire habitué aux dossiers de non-résidents et vers un partenaire de change quand vos fonds sont dans une autre devise, pour que la garantie soit émise à temps et que le prix soit consigné dans les deux mois. C'est là que se perdent la plupart des dossiers étrangers, et c'est là que la coordination vaut le plus.
Après l'adjudication, prendre possession
Le jour de l'audience ne clôt rien. Il reste à passer le délai de surenchère, à payer, à publier, puis à entrer dans les lieux : relevé des compteurs, ouverture des contrats, serrurier, premier état des lieux, chiffrage des travaux, mise en sécurité si le bien est resté vide. Ce sont des tâches d'exécution, et c'est notre cœur de métier : votre concierge les prend en charge sur place pendant que vous êtes encore à l'étranger. Si le bien est occupé, nous coordonnons avec l'avocat la suite de la procédure, sans jamais la conduire à sa place.
Ce que nous ne faisons pas, et que personne ne devrait vous promettre : enchérir à votre place, garantir l'obtention d'un lot, ou vous annoncer une décote avant d'avoir lu le dossier. L'enchère appartient à l'avocat, l'estimation au chasseur partenaire, l'acte au notaire.
French Realty agit en qualité d'apporteur d'affaires : elle informe, oriente et coordonne. Les enchères sont portées par un avocat, l'estimation et la négociation par un chasseur immobilier partenaire titulaire de la carte T, l'acte par un notaire, chacun sous sa propre responsabilité. Cette page décrit le droit applicable en 2026 et ne remplace pas une consultation sur votre dossier.
Questions fréquentes sur les ventes aux enchères
Dernière mise à jour : septembre 2026
Un non-résident peut-il enchérir sans avocat français ?
Non, et la règle ne tient pas à la nationalité. L'article R322-40 du Code des procédures civiles d'exécution impose à tout enchérisseur, français ou étranger, d'être représenté par un avocat inscrit au barreau du tribunal qui vend. Vous mandatez cet avocat par écrit, en plafonnant vous-même le montant qu'il pourra porter, et vous n'avez pas à être présent à l'audience.
Que se passe-t-il si quelqu'un surenchérit après l'adjudication ?
Pendant les dix jours qui suivent l'adjudication, un tiers peut porter une surenchère d'au moins un dixième du prix atteint. Une nouvelle audience est alors fixée et le bien repart à ce prix majoré. Si personne ne surenchérit lors de cette seconde vente, le surenchérisseur reste adjudicataire. Tant que ce délai court, votre acquisition n'est donc pas définitive, même si elle vous engage déjà.
Faut-il un avocat pour acheter aux enchères en France ?
Pour une adjudication judiciaire, oui, et il doit être inscrit au barreau du tribunal où se tient la vente : les enchères sont portées par ministère d'avocat, vous ne pouvez pas enchérir vous-même. Pour une vente notariale ou domaniale, non : vous enchérissez directement, ou par procuration si vous êtes à l'étranger. French Realty vous met en relation avec l'avocat compétent et reste dans la boucle jusqu'à ce que votre mandat et votre plafond soient écrits.
Combien faut-il avancer avant une vente aux enchères ?
En adjudication judiciaire, une garantie de 10 % de la mise à prix, avec un plancher de 3 000 euros, remise à votre avocat sous forme de caution bancaire irrévocable ou de chèque de banque à l'ordre du séquestre. Elle est restituée si vous n'emportez pas le lot. En vente notariale, la consignation est fixée par le cahier des charges, souvent entre 10 et 20 % de la mise à prix. Dans les deux cas, la contrepartie doit être une banque française : un chèque tiré sur une banque étrangère est refusé.
Peut-on se rétracter après avoir emporté une enchère ?
Non, pas après une adjudication judiciaire : il n'y a ni délai de rétractation ni condition suspensive de prêt. Si vous ne payez pas dans les deux mois, le bien est remis en vente à vos frais, vous perdez votre garantie et vous devez la différence si le prix de revente est inférieur. La vente notariale en ligne, elle, se conclut par un avant-contrat classique : vous y retrouvez le délai de rétractation de dix jours et la possibilité d'une condition de prêt.
Un étranger non résident peut-il acheter aux enchères en France ?
Oui, sans autorisation préalable et sans condition de nationalité ou de résidence. Les difficultés sont pratiques, pas juridiques : il faut une garantie émise par une banque française, des fonds réellement disponibles puisque aucune condition de prêt ne vous protège, et un transfert de devises qui tienne dans le délai de deux mois. Ces trois points se montent avant l'audience, avec les partenaires vers lesquels nous vous orientons.
Peut-on visiter un bien avant une vente aux enchères ?
Oui, mais à des dates imposées. Un commissaire de justice ouvre le bien une ou deux fois, en visite collective et brève, sans qu'il soit possible de mandater un expert ni de revenir. Si vous êtes à l'étranger, votre concierge dédié s'y rend pour vous et vous en rend compte en photos et en vidéo, avec ce qu'il a vu et ce qu'il n'a pas pu voir.
Qu'est-ce que la surenchère du dixième ?
C'est le droit, ouvert à tout tiers pendant les dix jours qui suivent une adjudication judiciaire, de reprendre le bien en offrant au moins un dixième de plus que le prix atteint. Une nouvelle audience est alors fixée, dont le point de départ est le prix surenchéri, et vous pouvez y participer. Le risque est structurel : sur un lot manifestement sous-évalué, il faut l'intégrer à son plafond dès le premier tour.
Le bien acheté aux enchères est-il toujours vide ?
Non, et c'est le piège le plus fréquent. Une part importante des lots judiciaires est occupée, souvent par le propriétaire saisi. Devenir propriétaire ne vous rend pas les clés : il faut engager une expulsion, qui prend des mois et s'interrompt pendant la trêve hivernale, du 1er novembre au 31 mars. Le cahier des conditions de vente dit si le bien est libre ou occupé, et à quel titre : c'est la ligne à lire en premier.
French Realty enchérit-elle à ma place ?
Non. L'enchère appartient à l'avocat que vous mandatez, l'estimation du bien à un chasseur immobilier partenaire titulaire de la carte T, l'acte au notaire. French Realty tient la veille des ventes partout en France, lit le cahier des conditions de vente avec vous, envoie un concierge à la visite, coordonne l'avocat, la banque et le change, puis prend en charge l'entrée dans les lieux. Chaque acte réglementé reste porté par le professionnel qui en a la qualité, sous sa propre responsabilité.
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